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Inventaire des colonies d’oiseaux de mer, Colombie-Britannique
Le présent ensemble de données indique l’emplacement de toutes les colonies d’oiseaux de mer connues le long du littoral de la Colombie-Britannique. Il offre également une compilation des estimations des populations reproductrices d’oiseaux de mer dans ces colonies depuis 1980, ainsi que des estimations historiques pour certaines colonies avant 1980. Il n’inclut cependant pas d’estimations du nombre d’oiseaux juvéniles ou non reproducteurs dans les populations.La raison justifiant l’élaboration de cet inventaire est le besoin reconnu d’un produit qui pourrait faciliter la réalisation des activités suivantes : la planification des zones côtières et des aires de conservation; les interventions en cas d’urgence environnementale et la détermination des zones d’interactions potentielles entre les oiseaux de mer et les activités humaines. De plus, les données ayant servi à l’élaboration du document pourront servir de valeurs de référence pour établir une comparaison avec les estimations futures des populations d’oiseaux de mer, de manière à mesurer les incidences des changements dans la composition, l’abondance et/ou la répartition des proies, ainsi que les effets des changements climatiques et océanographiques. La base de données ne peut se substituer aux relevés effectués sur place et habituellement requis pour les évaluations environnementales.Dans ce document, nous présentons des données sur les populations des colonies d’oiseaux reproducteurs de 17 espèces d’oiseaux de mer (y compris deux espèces d’océanites, trois espèces de cormorans, une espèce de goéland, une espèce de tridactyle, huit espèces de la famille des alcidés) et une espèce d’oiseau de rivage (Huîtrier de Bachman [Haematopus bachmani]) qui nichent sur la côte de la Colombie-Britannique. Selon les estimations actuelles, plus de 5,6 millions d’oiseaux coloniaux nichent à 649 sites (Rodway et al. 2024). Cinq espèces (Starique de Cassin [Ptychoramphus aleuticus], Océanite à queue fourchue [Hydrobates pelagicus], Macareux rhinocéros [Cerorhinca monocerata], Guillemot à cou blanc [Synthliboramphus antiquus], et Océanite cul blanc [Hydrobates leucorhous]) constituent la vaste majorité de ces populations, bien que le Huîtrier de Bachman (Haematopus bachmani), le Guillemot colombin (Cepphus columba), et le Goéland à ailes grises (Larus glaucescens) nichent aussi à la majorité de ces sites. Le Guillemot marbré (Brachyramphus marmoratus), qui niche sur les branches moussues d’arbres matures et anciens dans les forêts côtières, n’est pas inclus dans cette base de données en raison de son habitude de nidification dispersée.Les estimations de population présentées dans la base de données sont le fruit de la compilation des résultats de nombreux relevés. La présence de nombreuses colonies de nidification d’oiseaux de mer en Colombie-Britannique a été établie il y a plus de 50 ans mais en raison de l’éloignement des sites, ces colonies ont rarement été visitées. La majorité des données sont issues d’inventaires exhaustifs des oiseaux de mer coloniaux qui nichent le long du littoral de la Colombie-Britannique, réalisés entre 1974 et 1977 par le British Columbia Provincial Museum (BCPM; aujourd’hui le Royal British Columbia Museum) et entre 1980 et 1989 par le Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement et Changement climatique Canada. L’objectif des relevés du BCPM était d’explorer toute la côte de la Colombie-Britannique afin d’y repérer les sites de nidification des oiseaux de mer. Des données quantitatives fiables ont été recueillies sur les populations reproductrices de toutes les espèces d’oiseaux de mer nichant à la surface du sol, et des estimations approximatives de la taille des populations ont été réalisées pour les espèces nichant dans un terrier. L’objectif du programme de relevés du SCF était d’établir des estimations de base des populations reproductrices d’espèces nichant dans un terrier en Colombie-Britannique en utilisant des techniques d’étude normalisées afin de permettre des comparaisons et le suivi de ces populations à l’avenir. Au cours des années 1980, des relevés répétés ciblant les espèces nichant à la surface du sol ont également été menés par le SCF dans la plupart des régions de la côte de la Colombie-Britannique. Quelques colonies situées sur de petites îles éloignées n’ont pas fait l’objet de visites lors de ces relevés. Par conséquent, pour certaines colonies, les estimations de population les plus récentes proviennent du premier relevé exhaustif du littoral de la Colombie-Britannique, réalisé par le Royal British Columbia Museum au milieu des années 1970.Depuis 1989, le SCF mène des relevés ciblant certaines colonies d’alcidés, de cormorans et de goélands le long de la côte de la Colombie-Britannique, et les résultats ont été inclus dans l’ensemble de données (la saisie des données est en cours). En plus des données des relevés effectués par le Service canadien de la faune, nous avons tenté d’obtenir des données récentes auprès de toutes les autres sources, notamment Parcs Canada, le ministère des Forêts, des Terres, de l’Exploitation des ressources naturelles et du Développement rural de la Colombie-Britannique, la Ville de Vancouver, la Bamfield Marine Station et la Laskeek Bay Conservation Society. Depuis l’an 2000, durant plusieurs années, Parcs Canada et ses partenaires (Réserve de parc national des Îles-Gulf, Réserve de parc national Pacific Rim et Réserve de parc national Gwaii Haanas) ont effectué d’autres inventaires des Huîtriers de Bachman nicheurs dans certains secteurs du littoral, et les résultats ont été intégrés à l’ensemble de données (la saisie des données est en cours). Une longue série chronologique de données sur les Huîtriers de Bachman nicheurs renfermant les données recueillies par la Laskeek Bay Conservation Society dans la zone de la baie Laskeek de la côte est de l’île Moresby a été intégrée à cet ensemble de données.
Limites des districts de chasse aux oiseaux migrateurs au Québec
Districts de chasse tels que présentés dans l'Abrégé de la réglementation sur la chasse aux oiseaux migrateurs : Québechttps://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/chasse-oiseaux-migrateurs-gibier/reglementation-resumes-provinciaux-territoriaux/quebec.htmlCes limites sont présentées à titre indicatif seulement et non aucune valeur légale.
Inventaires aériens des oiseaux marins et côtiers du Nunavik
En 2022, le gouvernement fédéral a lancé la deuxième phase du Plan de protection des océans, un vaste programme interministériel visant à améliorer la sécurité maritime au Canada en améliorant notre capacité de prévention et d'intervention en cas d'incidents maritimes. Pour le Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), il s'agit de combler les lacunes dans nos connaissances sur les espèces d'oiseaux marins et côtiers. Afin d'identifier ces lacunes pour la province de Québec, nous avons effectué un exercice de priorisation en 2022. Nous avons conclu que des efforts importants devaient être déployés dans la région marine du Nunavik puisque les données manquaient ou étaient désuètes dans plusieurs secteurs et pour plusieurs espèces. Comprendre la vulnérabilité des espèces sauvages dans le temps et dans l'espace nous aidera, entre autres, à évaluer les risques et à agir rapidement et de manière appropriée en cas d'incidents affectant l'environnement marin, tels qu’un déversement d’hydrocarbures ou un naufrage. Un autre objectif important du Plan de protection des océans est de mettre en œuvre des partenariats durables avec les Inuit afin de partager nos connaissances respectives sur les oiseaux migrateurs, de développer des projets conjointement et de soutenir les projets menés par les Inuit sur les oiseaux marins.C’est dans ce contexte que des inventaires aériens visant à identifier la diversité aviaire, dénombrer les oiseaux marins et côtiers et mieux comprendre leur répartition à différents moments de l’année ont lieu depuis 2023 au Nunavik. Ces inventaires visent particulièrement les sites de grands rassemblements, par exemple, les aires de mue et les haltes migratoires alors que les oiseaux sont plus vulnérables. Pendant les survols, l’équipage scrute la mer, les baies, les embouchures de rivières et les côtes à la recherche d’oiseaux seuls ou en groupe. Lorsque des oiseaux sont repérés, le nombre d’individus est estimé et une identification formelle est réalisée au niveau taxonomique le plus précis possible, généralement à l’espèce ou au genre. Dans certains cas, notamment pour les espèces plus difficiles à identifier ou dans le cas de très gros rassemblements, des photographies à haute résolution sont prises pour confirmer, a posteriori, les identifications et les estimations de nombre d’individus. Lorsque possible, les individus sont identifiés selon leur âge et leur sexe. Pour les fins de ces inventaires, les oiseaux capables de voler sont considérés comme des adultes à moins que le plumage immature soit facilement identifiable à partir d'un aéronef en mouvement. Ainsi, la plupart des canards, ainsi que les limicoles, sont considérés comme des adultes dès qu'ils ont la capacité de voler. À l’occasion, l’aéronef se pose au sol pendant de courtes périodes pour permettre à l’équipe de préciser l’identification de l’espèce, du genre et de l’âge des oiseaux. Ces observations sont alors incluses dans la banque de données. Les observations réalisées au-dessus de la terre ferme, lors des différents déplacements, sont également consignées de manière opportuniste.Source à citer : Service canadien de la faune - Région du Québec. Inventaires aériens des oiseaux marins et côtiers du Nunavik. Données récoltées dans le cadre du Plan de protection des océans. Version octobre 2025.
Carte des zones de nidification au Canada
Les zones de nidification représentent de grandes entités géographiques dont les limites sont inspirées des Régions de conservation des oiseaux (version 2014, les RCO ont été mis à jour en 2022).https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/prevention-effets-nefastes-oiseaux-migrateurs/periodes-generales-nidification/periodes-nidification.htmlLes limites des zones de nidification reflètent :- Les grands changements de diversité en espèces à travers le Canada;- Les variations de la température annuelle moyenne;- La similarité des périodes de nidification à l’intérieur et entre les zones potentielles de nidification.Il est important de retenir que la variation des périodes régionales de nidification entre les zones de nidification adjacentes est un processus graduel.Nous vous recommandons de considérer la période de nidification des zones de nidification adjacentes à celle dans laquelle vous travaillez afin de déterminer le moment où les oiseaux migrateurs sont les plus susceptibles de nicher.De plus amples informations techniques sont disponibles ici: http://publications.gc.ca/site/fra/9.843362/publication.htmlMise en garde : Ces renseignements techniques sur les périodes de nidification des oiseaux migrateurs sont publiés par Environnement Canada pour aider à la planification d’activités dans le but de réduire le risque d'effets néfastes sur les oiseaux migrateurs, leurs nids ou leurs œufs. Ces renseignements techniques ne le sont qu’à titre de conseils. Ces conseils ne donnent pas l'autorisation de blesser ou de tuer des oiseaux migrateurs, ni de déranger, de détruire ou de prendre des nids ou des œufs en vertu du Règlement sur les oiseaux migrateurs, et ils n'offrent pas non plus la garantie que les activités ne donneront pas lieu à une violation du Règlement sur les oiseaux migrateurs ou d'autres lois et règlements. Les renseignements présentés ici sont de nature générale et ne doivent pas servir d'avis officiel au sujet des conséquences juridiques de toute activité particulière. Ils ne remplacent pas la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, le Règlement sur les oiseaux migrateurs ou toute autre loi. La responsabilité incombe aux particuliers et aux entreprises d’évaluer leur propre niveau de risque en tenant compte des oiseaux migrateurs en présence et d’établir les mesures pertinentes d’évitement et d’atténuation appropriées.
Atlas des oiseaux en mer dans l'est du Canada 2006 - 2020
L'atlas donne accès à des cartes imprimables, des services de données Web et des fichiers de données téléchargeables sur les densités d'oiseaux en mer de l'est du Canada.L’information fournie sur le site des données ouvertes peut être utilisée pour identifier les endroits où les oiseaux en mer se retrouvent dans l’est du Canada. Cependant, le faible effort d’échantillonnage et la grande variabilité à certains endroits y entraînent une plus grande incertitude des résultats. Ainsi, les données et les cartes accessibles sur le site des données ouvertes devraient être consultées en toute connaissance de cause.Les données ont été recueillies sur des navires occasionnels et donc la couverture spatiale et saisonnière varie considérablement. Les densités ont été calculées en utilisant l'échantillonnage par distance afin de réaliser des ajustements liés à la détectabilité variable entre les observateurs et les conditions d'observation. Puisque souvent les oiseaux peuvent être difficile à identifier à l'espèce dépendamment des conditions observation, les densités d'oiseaux en mer sont présentées à divers niveaux taxonomiques. Vous trouverez plus de détails dans le document Atlas_SeabirdsAtSea-OiseauxMarinsEnMer.pdfEn cliquant sur "Afficher la carte", vous visualiserez un exemple pour la densité mesurée pour toutes les espèces combinées pour la période d'avril à juillet - 2006-2020. Les services de carte ESRI REST ou WMS peuvent être ajoutés à vos cartes Web ou ouverts directement dans vos applications cartographiques de bureau. Ce sont des alternatives au téléchargement et fournissent les densités pour tous les groupes taxonomiques et espèces, de même qu'un aperçu de l'effort d'inventaire.
Colonies de l’Atlantique – analyse de la densité
Sources de données : Banque informatisée des oiseaux de mer au Québec (BIOMQ: ECCC-SCF région du Québec) Atlantic Colonial Waterbird Database (ACWD: ECCC-SCF région de l’Atlantique) Aussi bien la BIOMQ que l’ACWD contiennent des enregistrements de chaque dénombrement de colonies, par espèce, pour les colonies connues situées dans l’Est du Canada. Bien que certaines colonies soient recensées annuellement, la plupart sont visitées beaucoup moins fréquemment. Les méthodes utilisées pour obtenir les estimations de la population d’une colonie varient considérablement entre les colonies et entre les espèces. Par exemple, des méthodes de recensement conçues pour les alcidés nichant dans les terriers reposent généralement sur des techniques de relevé de terrain. Par conséquent, elles ont tendance à se limiter à relativement peu de colonies. Par contre, les recensements de grandes colonies de goélands ou de sternes, qui ont souvent une vaste répartition géographique, reposent de façon plus appropriée sur une combinaison de relevés aériens à grande échelle et de relevés sur le terrain auprès d’un sous-groupe de ces colonies. Dans certains cas, les relevés sur le terrain de certaines espèces ne sont pas disponibles pour l’ensemble de la zone étudiée. Lorsque c’est le cas, il pourrait être judicieux de prendre en compte d’autres sources, y compris des relevés aériens. Par exemple, les données provenant d’un relevé aérien de 2006 des eiders à duvet pendant la nidification, mené par le SCF d’ECCC au Labrador, bien que non encore intégrées dans l’ACWD, ont été utilisées dans ce rapport. Il est important de noter que les données relatives aux colonies de certaines espèces, telles que le héron, ne sont pour l’instant pas bien représentées dans ces bases de données du SCF d’ECCC. Analyse des données de l’ACWD et de la BIOMQ (SCF d’EC – régions du Québec et de l’Atlantique) : Les données de la région de l’Atlantique (ACWD) et de la région du Québec (BIOMQ) ont été fusionnées puisque la couverture temporelle, les méthodes de relevé et l’information géospatiale étaient comparables. Seulement, dans les cas où les dénombrements totaux des individus n’étaient pas explicitement présentés, il a été nécessaire de calculer des approximations des dénombrements totaux des individus reproducteurs (p. ex., en doublant le nombre de couples reproducteurs ou de nids actifs).Bien que ces approches puissent sous-estimer le nombre réel d’individus totaux associés à un site donné en omettant d’inclure une partie de la population non reproductrice (c.-à-d., les adultes non reproducteurs en visite, les sous-adultes et les oiseaux qui ont échoué la reproduction), faire le suivi des nombres d’individus reproducteurs (ou de couples) est considéré comme le principal objectif de ces programmes de surveillance des colonies. Afin de représenter le nombre potentiel d’individus d’une espèce donnée qui pourraient raisonnablement être présents ou pouvant avoir été historiquement présents sur le lieu donné d’une colonie (voir la section 1.1), le dénombrement total maximal obtenu par espèce, par site, depuis 1960 a été utilisé dans les analyses. Dans le cas de certaines espèces, en particulier les piscivores des zones côtières (Wires et autres, 2001; Cotter et autres, 2012), les maximums atteints dans les années 1970 ou 1980 résultaient probablement de sources anthropiques de nourriture importantes, et ces niveaux ne seront probablement plus jamais atteints. L’effet pourrait avoir été plus marqué dans certaines zones géographiques. Certains sites, autrefois utilisés comme colonies, pourraient ne plus être adaptés à la reproduction en raison de causes naturelles et/ou humaines; toutefois d’autres, de la même façon, pourraient être adéquats et méritent donc d’être pris en compte dans la planification de la conservation des habitats à long terme. Un indice de l’importance des colonies (IIC) a été dérivé en divisant le dernier dénombrement total maximal par le nombre de la population reproductrice potentielle totale de cette espèce dans l’Est du Canada (la somme des dénombrements totaux maximum d’une espèce; sur tous les sites coloniaux connus dans l’Est du Canada). L’IIC estime de façon approximative la proportion de la population reproductrice potentielle totale de l’Est du Canada (sommes des maximums) atteinte sur chaque site de colonie et a permis de faire une comparaison objective entre les colonies d’une même espèce et de différentes espèces. Dans certaines colonies visitées moins fréquemment, les oiseaux (cormorans, goélands, guillemots et sternes, en particulier) n’ont pas été déterminés quant à l'espèce. En raison de biais et de problèmes potentiels concernant l’inclusion de ces données, elles n’ont pas été prises en compte lors du calcul des dénombrements maximum des espèces par colonie pour l’IIC. L’approche des zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) selon laquelle les dénombrements maximum des colonies sont divisés par la taille de la population estimée réelle correspondante pour chaque espèce (voir le Tableau 3.1.2; environ 1 % du seuil continental présenté) n’a pas été utilisée parce que dans certains cas les individus n’ont pas été identifiés quant à l’espèce sur certains sites, ou des estimations de la populationn’étaient pas disponibles. L’utilisation à la fois des maximums et des proportions de populations (ou d’un indice de celles-ci) offre des approches contrastantes, mais complémentaires, pour l’identification d’importantes congrégations coloniales. En examinant les résultats dérivés de ces deux approches, l’attention peut être dirigée vers des zones qui non seulement hébergent un grand nombre d’individus, mais aussi d’importantes proportions de populations. Cette approche double permet d’éviter que l’on donne une attention disproportionnée aux espèces qui par leur nature même sont présentes dans de très vastes colonies (p. ex., l’océanite cul-blanc) ou, à l’inverse, à des colonies qui hébergent de grandes proportions d’espèces moins abondantes (sterne de Dougall, sterne caspienne, mouette rieuse, etc.), mais dans un nombre globalement moins élevé. L’analyse de la densité des points (logiciel ArcGIS Spatial Analyst) comprenant une estimation par noyau, et un rayon de recherche de 10 km, a été utilisée pour générer des cartes illustrant la densité des mesures de colonies (c.-à-d., le dénombrement maximum par espèce, l’IIC par espèce), modélisées comme un terrain continu (Gatrell et autres, 1996). Les emplacements réels des colonies ont ensuite été placés sur la carte à grappes résultante. Il ne faut pas présumer que les sites non désignés comme importants sont sans importance.
Relevés des oiseaux de rivage à l’île Sidney, en Colombie Britannique – Compte des piailleurs, 1990 2013
Compte des piailleurs dans le cadre des relevés des oiseaux de rivage à l’île Sidney
Parcelles de recensement des oiseaux nicheurs du Canada
La base de données du recensement canadien des oiseaux nicheurs (RON) contient les données de 928 parcelles de recensement des oiseaux nicheurs représentant l’ensemble des relevés d’oiseaux nicheurs menés au Canada sur la période allant de 1929 à 1993. Les 928 enregistrements de la base de données représentent 640 parcelles de terrain distinctes recensées dans chaque province et territoires, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard. Le RON, remplacé par l’actuel Relevé des oiseaux nicheurs, constitue l’une des plus anciennes études des populations d’oiseaux en Amérique du Nord et servait à déterminer l’abondance et la distribution des espèces d’oiseau. Les données sur les habitats associées à chaque parcelle de terrain recensée constituent une caractéristique importante de la base de données du RON. Les espèces végétales les plus répandues sur différentes strates (arborée, arbustive et herbacée) ont été notées de manière à refléter l’hypothèse que les oiseaux réagissent principalement aux structures de la végétation.
Relevés des oiseaux de rivage dans les vasières de Tofino, en Colombie Britannique
Ces relevés des oiseaux de rivage sont effectués de façon intermittente, pendant la migration vers le nord (avril à mai) et vers le sud (juillet à novembre), à divers sites près de Tofino, ville de la côte ouest de l’île de Vancouver, en Colombie Britannique. Ce relevé comprend toutes les espèces d’oiseaux de rivage.Les experts ont utilisé des jumelles ou un télescope d’observation pour compter le nombre total d’oiseaux de rivage qui étaient présents dans les limites naturelles de chaque site d’étude pendant les périodes de migration vers le nord et/ou vers le sud. Ils ont utilisé un bateau pour compter les oiseaux présents dans la zone complète des battures d’Arakun et de Ducking en se déplaçant le long du bord extérieur des vasières, et en s’arrêtant aux points d’observation standardisés sur terre. Ils ont également utilisé un bateau pour observer le plus grand nombre de zones possible dans le marécage Maltby, la baie South et la baie Grice, et ce, en partant de l’ouverture de ces baies. Les experts ont marché sur toute la longueur de la plage Chesterman, y compris le tombolo de l’île Frank. Les relevés ont été effectués au moins deux fois par semaine sur chaque site. La plupart des experts qui avaient recours à des bateaux ont commencé leurs relevés pendant la marée basse, alors que les vasières étaient exposées, et ils les ont poursuivis pendant la marée montante. On procédait à l’observation des sites accessibles par la route généralement une heure avant la marée haute ou, pour ce qui est des relevés effectués en 2011, pendant la marée haute. Les relevés n’ont pas été effectués dans des conditions météorologiques qui réduisaient la visibilité ou qui rendaient le déplacement en bateau dangereux (pluie abondante ou forts vents).Les experts ont compté les oiseaux individuellement lorsqu’ils se retrouvaient dans des bandes de moins de 200 oiseaux. Ils ont estimé la taille des plus grandes bandes en comptant 50 ou 100 oiseaux, puis ils ont déterminé le nombre de groupes de taille semblable au sein de toute la bande. Les oiseaux de rivage qui faisaient partie des bandes lointaines ont été enregistrés comme « petit » ou « gros », et on a supposé qu’ils étaient de la même espèce que ceux qui étaient plus près de la côte en 1995, ou ceux qui avaient été répartis en un groupe d’espèces et enregistrés comme « bécassine de mer » ou « piailleur » en 2011.
Relevés des oiseaux de rivage dans les vasières de Tofino, en Colombie Britannique – Comptes des relevés, toutes les années
Observations et comptes des oiseaux de rivage effectués par les experts pour l’ensemble des années.
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