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Changements prévus dans le potentiel de croissance, la survie des œufs et la qualité de l’habitat thermique pour les espèces de morue dans l’Atlantique Nord-Ouest et l’est de l’Arctique canadien
La morue arctique (Boreogadus saida), la morue franche (Gadus morhua) et la morue du Groenland (Gadus macrocephalus) sont des espèces de gadidés très importantes sur le plan écologique et socio-économique dans l'Atlantique Nord-Ouest. Toutefois, on ne sait pas exactement de quelle façon les changements d’origine climatique dans la température des océans pourraient modifier la répartition de ces espèces d’ici la fin du siècle (2100). Nous avons utilisé des modèles de répartition des espèces basés sur la physiologie pour prédire de quelle façon le réchauffement des océans influencera la disponibilité d’habitats appropriés pour les premiers stades biologiques de ces gadidés marins. Nous avons appliqué les projections de la température des océans de la phase 5 du Projet d’intercomparaison des modèles couplés (CMIP5) aux modèles de survie des œufs et de croissance des juvéniles pour la morue arctique, la morue franche et la morue du Groenland afin de créer des surfaces matricielles de la qualité prévue de l’habitat pour ces paramètres sur quatre périodes climatologiques (de 1981 à 2005, de 2026 à 2050, de 2051 à 2075 et de 2076 à 2100). L’analyse s’est concentrée sur les changements prévus de la température dans les zones du plateau océanique où la profondeur de l’océan est inférieure ou égale à 400 mètres. Nous avons créé un indice intégré de qualité de l’habitat en combinant les surfaces matricielles de la qualité de l’habitat pour la survie des œufs et le potentiel de croissance afin de prédire les zones et les périodes où les conditions thermiques sont appropriées pour les deux stades biologiques. Les surfaces matricielles qui en résultent indiquent que l’habitat thermique approprié pour les juvéniles des trois espèces se déplacera vers le pôle, mais l’ampleur du déplacement et la superficie globale de l’habitat thermique approprié restant différeront selon les espèces et les stades biologiques au fil du temps. Les surfaces modélisées sont fournies en format NetCDF par paramètre (survie des œufs, potentiel de croissance et qualité de l’habitat). Les surfaces de données pour la morue arctique, la morue franche et la morue du Groenland sont comprises dans chaque fichier NetCDF en tant que variables dans le temps. Il convient de noter que dans le cadre de cette étude, nous faisons référence à Gadus macrocephalus/ogac en tant que morue du Groenland, car Gadus ogac est considéré comme un synonyme récent de Gadus macrocephalus (Carr et al. 1999). Pour de plus amples renseignements sur les méthodes et les résultats de cette analyse, voir Cote et al. (2021).Références :Carr, S. M., Kivlichan, D. S., Pepin, P., & Crutcher, D. C. (1999). Molecular systematics of gadid fishes: implications for the biogeographic origins of Pacific species. Canadian Journal of Zoology, 77(1), 19–26. https://doi.org/10.1139/cjz-77-1-19Cote, D., Konecny, C. A., Seiden, J., Hauser, T., Kristiansen, T., & Laurel, B. J. (2021). Forecasted shifts in thermal habitat for cod species in the northwest Atlantic and eastern Canadian Arctic. Frontiers in Marine Science, 8(November), 1–15. https://doi.org/10.3389/fmars.2021.764072
Caractère adéquat de l’habitat de la laimargue atlantique (Somniosus microcephalus) dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador
De tous les invertébrés, on estime que la laimargue atlantique (Somniosus microcephalus) est celui qui a la plus grande longévité (392 ans ± 120 ans), ce qui fait des prises accessoires de cette espèce une préoccupation importante (Nielsen et al., 2016). Cependant, dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador, il arrive souvent que des estimations précises des prises accessoires ne soient pas disponibles pour cette espèce (Simpson et al. 2021). Pour remédier à la situation, on a généré un modèle de répartition de l’espèce (MRE) afin de délimiter l’habitat convenable de cette dernière dans toute la région de Terre-Neuve-et-Labrador et de déterminer les zones où l’on s’attend à un taux plus élevé de prises accessoires.On a compilé les prises accessoires de laimargue atlantique enregistrées par les observateurs en mer à Terre-Neuve-et-Labrador (de 1983 à 2019) et en Espagne (de 1999 à 2017), ainsi que par le Secrétariat de l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO [de 2014 à 2019]) afin de générer un ensemble de données fondé uniquement sur la présence. La colinéarité des multiples variables environnementales a été évaluée, et les variables non colinéaires (bathymétrie et température mensuelle moyenne du fond pour mars et novembre [de 1990 à 2015]) ont été retenues pour être utilisées dans le MRE. On a utilisé le logiciel MaxEnt (entropie maximale) pour modéliser la qualité de l’habitat, car il s’agit d’un logiciel de modélisation fondée uniquement sur la présence qui peut tenir compte d’un manque de données sur l’absence en comparant les conditions environnementales des lieux d’occurrence à celles de points de référence sélectionnés au hasard.Dans l’ensemble, les résultats indiquent que l’habitat le plus convenable pour la laimargue atlantique était les eaux plus profondes le long du bord du plateau dans les divisions 3OP de l’OPANO et dans le chenal Laurentien, mais que l’habitat était également convenable le long du bord du plateau du Labrador, des Grands Bancs et des zones plus profondes le long du plateau continental comme le chenal Hawke, la fosse de l’île Funk et les talus des bancs Saglek, Nain et Hamilton. Au-delà de la zone économique exclusive et à l’intérieur de la zone réglementée par l’OPANO, on a également constaté un habitat convenable dans la passe Flamande ainsi que le long du talus du bonnet Flamand et du bord du plateau dans les divisions 3NO de l’OPANO (Simpson et al., 2021).On trouvera des renseignements plus détaillés dans Simpson et al., 2021.Références:Nielsen, J., R. B. Hedeholm, J. Heinemeier, P. G. Bushnell, J. S. Christiansen, J. Olsen, C. B. Ramsey, R. W. Brill, M. Simon, K. F. Steffensen et J. F. Steffensen (2016). « Eye lens radiocarbon reveals centuries of longevity in the Greenland shark (Somniosus microcephalus) », Science, 353(6300), 702-704.Simpson, M. R., L. Gullage, C. Konecny, N. Ollerhead, M. A. Treble, A. Nogueira et F. González-Costas (2021). Spatial-temporal variation in Greenland shark (Somniosus microcephalus) bycatch in the NAFO Regulatory Area, document 21/028 du conseil scientifique de l’OPANO.
Relevé scientifique sur le pétoncle géant (Placopecten magellanicus) et le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) autour des îles de la Madeleine (zone de pêche 20A)
Depuis 1985, des relevés de recherche sur les pétoncles — principalement le pétoncle géant (Placopecten magellanicus) et, dans une moindre mesure, le pétoncle d’Islande (Chlamys islandica) — sont menés par Pêches et Océans Canada (MPO) annuellement ou aux deux ans aux Îles-de-la-Madeleine (zone de pêche 20A). L’objectif principal de ce relevé de recherche est d’évaluer l’état des stocks de pétoncle géant.L'aire d'étude est située au sud des Îles-de-la-Madeleine et l'échantillonnage des gisements de pétoncles est effectué à des profondeurs autour de 25 à 35 m. Les stations d’échantillonnage sont sélectionnées aléatoirement à partir d’une grille de station fixe prédéterminée. Ensuite, l’échantillonnage est fait le long de transects correspondant à ces stations tirées aléatoirement dans la zone d’étude. L'échantillonnage se fait avec une drague à pétoncle de type Digby doublé (maille de 20 mm), remorquée sur une distance d’environ 500 m sur le fond marin.Cette publication comprend trois fichiers : le fichier biometriePetoncle_20, qui contient des données biométriques détaillées (espèce, taille, poids et sexe) de 1998 à 2024 ; le fichier taillePetoncle_20, qui fournit la taille des individus échantillonnés de 2009 à 2024 ; et le fichier traitPetoncle_20, qui contient les abondances et densités par trait de 2009 à 2024. Les données sur l'abondance et la densité par trait pour la période 1998-2008 sont disponibles sur demande.Ce jeu de données est mis à jour annuellement ou aux deux ans, dès que les données sont disponibles. Un nettoyage des données aberrantes a été effectué. Toutefois, certaines colonnes présentent des données manquantes — utilisez donc ces données avec prudence. Pour toute question, veuillez contacter DFO.DataManagementSAISB-GestionDonneesDAISS.MPO@dfo-mpo.gc.ca ou l'auteur.Pour certaines périodes temporelles, les espèces associées font l’objet d’une identification et d’un décompte semi-quantitatif directement sur la table de tri et les résultats sont présentés dans les publications suivantes : - https://ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/6529a4b0-f863-4568-ac71-1fa26cf68679- https://ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/71732ad5-5c70-4dbf-916d-a94e1380c53b
Operophtera brumata
Découvertes historiques de Operophtera brumata
Dénombrements et emplacements des échoueries des otaries de Steller en Colombie-Britannique
L'otarie de Steller (Eumetopias jubatus) est la plus grande espèce d'otarie, les mâles pouvant peser jusqu'à 1 100 kg et les femelles jusqu'à 350 kg. . Au Canada, le Steller peut être repéré le long de la côte rocheuse de la Colombie-Britannique. Ces mammifères marins très mobiles voyagent généralement seuls ou en petits groupes, mais ils se rassemblent en grand nombre dans les roqueries et les charpentes traditionnelles pendant la saison d'accouplement et de mise bas. Les femelles vivent généralement plus longtemps (jusqu'à 30 ans) que les mâles (généralement jusqu'à 20 ans). . La population était gravement appauvrie au Canada, mais après sa protection en 1970, la taille de la population adulte a plus que doublé.Les tendances concernant l'abondance des otaries de Steller en Colombie-Britannique ont été évaluées à partir d'une série de relevés aériens standardisés menés à l'échelle de la province pendant la saison de reproduction (du 27 juin au 6 juillet) entre 1971 et 2021. Des relevés ponctuels supplémentaires ont été effectués à l'automne, en hiver et au printemps afin d'évaluer la répartition des otaries en dehors de la saison de reproduction. Le relevé ciblait des roqueries et des sites de transport occupés par le passé, et les zones avoisinantes ont été surveillées pour détecter les changements potentiels dans l'aire de répartition.Ces deux ensembles de données contiennent des dénombrements qui ont été recueillis à partir d'observations d'individus entre 1971 et 2021. Le fichier de données actualisé issu du relevé sur la saison de reproduction regroupe et complète deux ensembles de données antérieurs : l'un couvrant la période de 1971 à 2013, et l'autre portant sur la partie estivale des enquêtes de 2016/2017. Les dénombrements des données en dehors de la saison de reproduction se limitaient auparavant à la période automne-hiver des relevé de 2016/2017, les données actualisées couvrent désormais l'intégralité de la période d'étude à ce jour.
Inventaires au sol des nids d'oiseaux marins sur les îles du Nunavik
En 2022, le gouvernement fédéral a lancé la deuxième phase du Plan de protection des océans, un vaste programme interministériel visant à bonifier la sécurité maritime au Canada en améliorant notre capacité de prévention et d'intervention en cas d'incidents maritimes. Pour le Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), il s'agit de combler les lacunes dans nos connaissances des espèces d'oiseaux marins et côtiers. Afin d'identifier ces lacunes pour la province de Québec, nous avons effectué un exercice de priorisation en 2022 et avons conclu que des efforts importants devaient être déployés dans la région marine du Nunavik puisque les données manquaient dans plusieurs secteurs et pour plusieurs espèces. Comprendre la vulnérabilité des espèces sauvages dans le temps et dans l'espace nous aidera, entre autres, à évaluer les risques et à agir rapidement et de manière appropriée en cas d'incidents affectant l'environnement marin, tels qu’un déversement d’hydrocarbures ou un naufrage. Un autre objectif important du Plan de protection des océans est de mettre en œuvre des partenariats durables avec les Inuit afin de partager nos connaissances respectives sur les oiseaux migrateurs, de développer des projets conjointement et de soutenir les projets menés par les Inuit sur les oiseaux marins.C’est dans ce contexte que des inventaires au sol des nids d’oiseaux marins sur les îles du Nunavik sont réalisés par le SCF, en collaboration avec des Nunavimmiut. Ces inventaires ont pour objectif principal de mettre à jour les données disponibles sur l’abondance et la répartition des oiseaux marins nicheurs dans ce secteur, particulièrement les Eiders à duvet (Somateria mollissima). Sur chaque île visitée, une équipe parcourt des transects répartis d’une extrémité à l’autre et sur toute la largeur de l’île afin d’avoir une couverture intégrale et systématique de l’île et d’y dénombrer tous les nids présents. L’espacement entre les transects peut varier en fonction de la superficie de l’île, sa topographie et la densité de nids présents. Cette base de données permet donc d’accéder aux résultats d’inventaire et présente, pour chaque île inventoriée, le nombre de nids de chaque espèce présente. Dans le cas du Guillemot à miroir (Cepphus grylle), puisque les nids sont très difficiles à trouver, c'est plutôt le nombre d'adultes présents autour de l'île qui est rapporté. Finalement, dans certains cas, notamment pour les goélands (Larus spp.), si aucun nid n’était trouvé, mais que des adultes étaient observés sur ou autour de l’île, un nombre d’individus adultes a alors été rapporté.
Aire de répartition historique des forêts de varech sur la côte de la Colombie Britannique: 1858 - 1956
Cet ensemble de données est une contribution au développement à l’ensemble vectoriel de données sur la répartition de varechLe néréocyste (Nereocystis leutkeana) et la laminaire géante (Macrocystis pyrifera) sont d’importantes espèces de varech formant une canopée que l’on trouve dans les habitats marins littoraux de la côte Ouest du Canada. Souvent appelés « espèces fondatrices », les lits de varech forment des forêts sous-marines structurelles qui offrent un habitat aux poissons et aux invertébrés. Malgré sa grande importance, le varech est en déclin sur la côte Ouest de l’Amérique du Nord. Ces pertes sont dues à la récolte directe, à l’augmentation du nombre d’herbivores en raison de l’élimination des prédateurs par la pêche ou les maladies, à l’augmentation de la turbidité de l’eau due au développement du littoral ainsi qu’au changement de température de la mer, à l’acidification des océans et à l’augmentation des tempêtes. Pour comprendre ces impacts et le niveau de résilience des différentes populations de varech, il convient de disposer de données de référence spatio-temporelles sur la répartition du varech.La zone couverte par cet ensemble de données comprend la côte de la Colombie-Britannique et certaines parties des côtes de l’État de Washington et de l’Alaska. Cet ensemble de données a été élaboré à partir de 137 cartes marines (cartouches compris) de l’Amirauté britannique, dont les échelles varient de 1:6 080 à 1:500 000 et tracées entre 1858 et 1956. Toutes les levés se fondaient sur la triangulation : un sextant ou un théodolite a été utilisé pour déterminer la latitude et les angles, tandis qu’un chronomètre a été utilisé pour déterminer la longitude. Tout d’abord, chaque carte marine de l’Amirauté britannique a été numérisée par le Service hydrographique du Canada (SHC) à l’aide du numériseur grand format Colortrac du SHC, puis enregistrée au format de fichier d’image étiquetée à 200 ppp, une résolution jugée suffisante pour visualiser correctement toutes les caractéristiques d’intérêt. Les cartes marines numérisées ont ensuite été importées dans ESRI ArcMap et géoréférencées directement dans le système géodésique mondial de 1984 (WGS84) en utilisant les normes et principes de géoréférencement du SHC (charts.gc.ca). En vue de minimiser les erreurs, on a utilisé un hiérarchie des points de contrôle allant de « points de contrôle d’ordre supérieur de levé » à « comparaison d’entités rocheuses stables » indiquées dans les images satellite. Les résultats du géoréférencement ont été validés à l’aide de l’imagerie satellitaire, des cartes marines et des minutes hydrographiques du SHC, de la laisse de haute mer SHC-Pacifique (charts.gc.ca) et des cartes marines adjacentes et se chevauchant de l’Amirauté britannique. Enfin, les caractéristiques du varech ont été numérisées, et les renseignements cartographiques correspondants (échelle, numéro de carte, titre, année de début et de fin de l’enquête, et commentaires) ont été ajoutés comme paramètres à chaque caractéristique. Compte tenu des différences de représentation des caractéristiques du varech observées à différentes échelles, lors de la numérisation des caractéristiques du varech, des polygones ont été utilisés pour représenter les observations physiques, et à ce titre, ils représentent la présence de varech et non la surface couverte par le varech. Les polygones consistent en un traçage autour des caractéristiques du varech, au plus près du contour des stipes et des lames.Le champ d’attribut associé à la fiabilité indique l’exactitude de l’emplacement des caractéristiques du varech numérisées. Il a été défini à l’aide d’un critère qui tient compte de l’emplacement de la caractéristique numérisée (polygone) par rapport à la profondeur locale de l’eau où cette caractéristique se manifeste.La précision de l’emplacement des caractéristiques numérisées du varech a été définie à l’aide d’un critère de fiabilité, qui considère l’emplacement de la caractéristique numérisée du varech (polygone) par rapport à la profondeur locale de la caractéristique. Pour cela, nous avons défini un seuil de profondeur de 40 m pour représenter la faible probabilité d’habitat fait de varech dans les zones plus profondes que le seuil.Une évaluation de la précision des caractéristiques numérisées du varech a conclu que 99 % des caractéristiques du varech se trouvaient dans les zones attendues, à moins de 40 m de profondeur, et seulement 1 % environ des caractéristiques se trouvaient complètement en dehors de cette profondeur.
Variation spatiotemporelle de l’écologie alimentaire de l’omble chevalier anadrome (Salvelinus alpinus) et son influence sur la pigmentation musculaire le long de l’ouest de la baie d’Hudson, Nunavut, Canada
OBJECTIF :Compte tenu du manque d’information sur l’omble chevalier le long de l’ouest de la baie d’Hudson, en 2018, Pêches et Océans Canada (MPO) a organisé un atelier sur l’omble chevalier à Rankin Inlet, au Nunavut, qui a réuni des utilisateurs des ressources locales, des détenteurs de connaissances et des groupes de cogestion (p. ex. organisations de chasseurs et de trappeurs, organisation régionale de gestion de la faune) afin de déterminer les priorités de recherche communautaires sur l’omble chevalier dans la région de Kivalliq, au Nunavut et d'en discuter. Les collectivités étaient particulièrement intéressées à examiner « ce que mangeait l’omble chevalier » et « pourquoi la couleur de son muscle est différente » le long de la côte ouest de la baie d’Hudson, et, à l’été 2018, un programme régional communautaire de surveillance de l’omble chevalier a été mis en œuvre dans toute la région. DESCRIPTION :"Les modifications apportées par le climat à la dynamique de la glace de mer de l’Arctique exercent une influence sur la disponibilité et la distribution des ressources et, par le fait même, sur l’apport en nutriments et en énergie des prédateurs opportunistes dans l’ensemble du réseau trophique. Ces changements temporels dans les communautés de proies locales influencent probablement la disponibilité de types de proies riches en caroténoïdes, ainsi que l’écologie alimentaire des prédateurs opportunistes qui se nourrissent dans le milieu marin, comme l’omble chevalier anadrome (Salvelinus alpinus). Malgré son importance socioéconomique dans l’ensemble de son aire de répartition, l’écologie alimentaire de l’omble chevalier anadrome et son influence sur la pigmentation musculaire, en particulier en ce qui concerne la dynamique de la glace de mer, demeurent peu étudiées. Ici, sur une période de deux ans (2021, 2022) avec une dynamique contrastée de la glace de mer, nous avons étudié l’écologie alimentaire de l’omble chevalier anadrome et son influence sur sa pigmentation musculaire à un endroit du sud (Rankin Inlet) et du nord (Naujaat) le long de l’ouest de la baie d’Hudson en utilisant une combinaison de contenus stomacaux, d’isotopes stables (δ¹³C et δ¹⁵N), d’isoprénoïdes hautement ramifiés, de spectrophotométrie caroténoïdes et une échelle de couleur musculaire standard (DSM SalmoFan). Il y a eu une variation spatiotemporelle du régime alimentaire de l’omble chevalier, où l’omble chevalier de Rankin Inlet consommait généralement plus de poissons et de sources de carbone à base de phytoplancton, occupait une position trophique plus élevée et affichait une largeur de niches isotopiques similaire à celle de l’omble chevalier de Naujaat. La concentration d’invertébrés était plus élevée en caroténoïdes que les poissons, et en association avec un régime alimentaire plus à base d’invertébrés, l’omble chevalier de Naujaat contenait des concentrations plus élevées de caroténoïdes musculaires (p. ex. astaxanthine) que l’omble chevalier de Rankin Inlet en 2021. En 2022, cependant, les concentrations de caroténoïdes musculaires chez l’omble chevalier de Naujaat et de Rankin Inlet étaient plus similaires, car le régime alimentaire de l’omble chevalier dans les deux endroits était en grande partie basé sur le poisson, bien que la couleur musculaire soit restée plus rouge chez l’omble chevalier de Naujaat. Dans l’ensemble, l’écologie alimentaire en plastique observée de l’omble chevalier met en évidence la capacité de cette espèce à s’adapter à la variabilité interannuelle des changements environnementaux, ce qui a ensuite une incidence sur sa concentration de caroténoïdes musculaires. On s’attend à ce qu’une telle variation interannuelle de l’écologie alimentaire de l’omble chevalier augmente avec les changements environnementaux imprévisibles liés au climat dans la région, ce qui pourrait donc avoir des répercussions négatives sur les utilisateurs des ressources locales à long terme, entraînant des répercussions socioéconomiques dans l’ensemble de l’Arctique. Méthodes de collecte et d’échantillonnage :L’omble chevalier a été capturé par pêche à la ligne et au filet maillant (mailles de 5,5 pouces, régulièrement vérifiées) entre juin et août dans les milieux estuariens et marins près des collectivités de Rankin Inlet et de Naujaat, au Nunavut. En 2021, l’omble chevalier de Naujaat a été capturé par des pêcheurs communautaires dans le cadre d’un programme d’échantillonnage communautaire. Parallèlement, les types de proies d’invertébrés ont été recueillis de façon opportuniste à proximité des sites d’échantillonnage de l’omble chevalier à l’aide d’un filet conique de zooplancton (maille de 200 μm; remorquage de 10 minutes) ou obtenus frais à partir d’estomacs d’omble chevalier. De plus, les poissons marins ont été recueillis de façon opportuniste en pêchant ou obtenus frais à partir de l’estomac de l’omble chevalier au cours des deux années à Rankin Inlet, tandis que des échantillons de la région de Naujaat ont été prélevés en 2018 et en 2019.Le Kivalliq Wildlife Board (Rankin Inlet, Nunavut) et l’Arviq Hunters and Trappers Association (Naujaat, Nunavut) ont chacun appuyé ce projet de recherche formulé par la collectivité et ont aidé au prélèvement d’échantillons pendant toute la durée du projet. Nous tenons à reconnaître et à remercier Sonny Ittinuar (Kivalliq Wildlife Board/utilisateur des ressources locales à Rankin Inlet), Clayton Tartak (Kivalliq Wildlife Board), Vincent L’Herault (ArctiConnexion) et Gail Davoren (cosuperviseure de la maîtrise en sciences de l’Université du Manitoba) pour leur participation au projet. Nous tenons également à remercier Sonny Ittinuar, Poisey (Adam) Alogut, John-El, Peter, Quassa et Goretti Tinashlu, qui ont aidé au travail sur le terrain." LIMITATION DE L'UTILISATION :Pour assurer l'intégrité scientifique et l'utilisation appropriée des données, nous vous encourageons à contacter le gardien des données.
Inventaire des colonies d’oiseaux de mer, Colombie-Britannique
Le présent ensemble de données indique l’emplacement de toutes les colonies d’oiseaux de mer connues le long du littoral de la Colombie-Britannique. Il offre également une compilation des estimations des populations reproductrices d’oiseaux de mer dans ces colonies depuis 1980, ainsi que des estimations historiques pour certaines colonies avant 1980. Il n’inclut cependant pas d’estimations du nombre d’oiseaux juvéniles ou non reproducteurs dans les populations.La raison justifiant l’élaboration de cet inventaire est le besoin reconnu d’un produit qui pourrait faciliter la réalisation des activités suivantes : la planification des zones côtières et des aires de conservation; les interventions en cas d’urgence environnementale et la détermination des zones d’interactions potentielles entre les oiseaux de mer et les activités humaines. De plus, les données ayant servi à l’élaboration du document pourront servir de valeurs de référence pour établir une comparaison avec les estimations futures des populations d’oiseaux de mer, de manière à mesurer les incidences des changements dans la composition, l’abondance et/ou la répartition des proies, ainsi que les effets des changements climatiques et océanographiques. La base de données ne peut se substituer aux relevés effectués sur place et habituellement requis pour les évaluations environnementales.Dans ce document, nous présentons des données sur les populations des colonies d’oiseaux reproducteurs de 17 espèces d’oiseaux de mer (y compris deux espèces d’océanites, trois espèces de cormorans, une espèce de goéland, une espèce de tridactyle, huit espèces de la famille des alcidés) et une espèce d’oiseau de rivage (Huîtrier de Bachman [Haematopus bachmani]) qui nichent sur la côte de la Colombie-Britannique. Selon les estimations actuelles, plus de 5,6 millions d’oiseaux coloniaux nichent à 649 sites (Rodway et al. 2024). Cinq espèces (Starique de Cassin [Ptychoramphus aleuticus], Océanite à queue fourchue [Hydrobates pelagicus], Macareux rhinocéros [Cerorhinca monocerata], Guillemot à cou blanc [Synthliboramphus antiquus], et Océanite cul blanc [Hydrobates leucorhous]) constituent la vaste majorité de ces populations, bien que le Huîtrier de Bachman (Haematopus bachmani), le Guillemot colombin (Cepphus columba), et le Goéland à ailes grises (Larus glaucescens) nichent aussi à la majorité de ces sites. Le Guillemot marbré (Brachyramphus marmoratus), qui niche sur les branches moussues d’arbres matures et anciens dans les forêts côtières, n’est pas inclus dans cette base de données en raison de son habitude de nidification dispersée.Les estimations de population présentées dans la base de données sont le fruit de la compilation des résultats de nombreux relevés. La présence de nombreuses colonies de nidification d’oiseaux de mer en Colombie-Britannique a été établie il y a plus de 50 ans mais en raison de l’éloignement des sites, ces colonies ont rarement été visitées. La majorité des données sont issues d’inventaires exhaustifs des oiseaux de mer coloniaux qui nichent le long du littoral de la Colombie-Britannique, réalisés entre 1974 et 1977 par le British Columbia Provincial Museum (BCPM; aujourd’hui le Royal British Columbia Museum) et entre 1980 et 1989 par le Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement et Changement climatique Canada. L’objectif des relevés du BCPM était d’explorer toute la côte de la Colombie-Britannique afin d’y repérer les sites de nidification des oiseaux de mer. Des données quantitatives fiables ont été recueillies sur les populations reproductrices de toutes les espèces d’oiseaux de mer nichant à la surface du sol, et des estimations approximatives de la taille des populations ont été réalisées pour les espèces nichant dans un terrier. L’objectif du programme de relevés du SCF était d’établir des estimations de base des populations reproductrices d’espèces nichant dans un terrier en Colombie-Britannique en utilisant des techniques d’étude normalisées afin de permettre des comparaisons et le suivi de ces populations à l’avenir. Au cours des années 1980, des relevés répétés ciblant les espèces nichant à la surface du sol ont également été menés par le SCF dans la plupart des régions de la côte de la Colombie-Britannique. Quelques colonies situées sur de petites îles éloignées n’ont pas fait l’objet de visites lors de ces relevés. Par conséquent, pour certaines colonies, les estimations de population les plus récentes proviennent du premier relevé exhaustif du littoral de la Colombie-Britannique, réalisé par le Royal British Columbia Museum au milieu des années 1970.Depuis 1989, le SCF mène des relevés ciblant certaines colonies d’alcidés, de cormorans et de goélands le long de la côte de la Colombie-Britannique, et les résultats ont été inclus dans l’ensemble de données (la saisie des données est en cours). En plus des données des relevés effectués par le Service canadien de la faune, nous avons tenté d’obtenir des données récentes auprès de toutes les autres sources, notamment Parcs Canada, le ministère des Forêts, des Terres, de l’Exploitation des ressources naturelles et du Développement rural de la Colombie-Britannique, la Ville de Vancouver, la Bamfield Marine Station et la Laskeek Bay Conservation Society. Depuis l’an 2000, durant plusieurs années, Parcs Canada et ses partenaires (Réserve de parc national des Îles-Gulf, Réserve de parc national Pacific Rim et Réserve de parc national Gwaii Haanas) ont effectué d’autres inventaires des Huîtriers de Bachman nicheurs dans certains secteurs du littoral, et les résultats ont été intégrés à l’ensemble de données (la saisie des données est en cours). Une longue série chronologique de données sur les Huîtriers de Bachman nicheurs renfermant les données recueillies par la Laskeek Bay Conservation Society dans la zone de la baie Laskeek de la côte est de l’île Moresby a été intégrée à cet ensemble de données.
Refuges climatiques pour le corail arborescent (Paragorgia arborea) dans l’Atlantique Nord-Ouest
Le corail arborescent (Paragorgia arborea), un corail de grande taille formant de l’habitat, est un indicateur d’écosystèmes marins vulnérables caractérisé par une répartition antitropicale. Les regroupements denses d’individus de l’espèce ont été protégés contre la pêche entrant en contact avec le fond dans la biorégion du plateau néo-écossais, située au large de la Nouvelle-Écosse, dans les eaux canadiennes de l’Atlantique Nord-Ouest. Récemment, la modélisation du caractère convenable de l’habitat à l’échelle du bassin a prédit une perte alarmante de 99 % de l’habitat convenable pour le corail arborescent dans tout l’Atlantique Nord d’ici 2100. Une réévaluation régionale de la répartition prédite de l’espèce dans la biorégion a été réalisée au moyen de l’apprentissage automatique (forêt aléatoire) et des cadres de modèles additifs généralisés (MAG), et comprend une projection jusqu’à la période de 2046 à 2065. Afin d’éviter les inférences erronées, des outils de diagnostic axés sur l’extrapolation ont été appliqués aux fins de détermination du degré de projection des modèles dans l’espace des nouvelles covariables (c.-à-d. l’extrapolation). Les meilleurs prédicteurs de la répartition de l’espèce étaient une série de variables de terrain invariables dans le temps qui ont détecté de l’habitat convenable le long de la partie supérieure du talus continental. D’autres prédicteurs, qui devraient varier en fonction de futures études de climatologie océanique, ont permis de déterminer que des zones de la partie supérieure du talus continental situées dans la partie est de la zone d’étude resteront dans les plages convenables pour P. arborea au moins jusqu’au milieu du siècle. De plus, des simulations tridimensionnelles de suivi de la particule Lagrangienne ont indiqué un potentiel pour la connectivité entre les sites d’occurrence connus et les aires protégées existantes, ainsi que pour la colonisation de zones non étudiées qui devraient comporter de l’habitat convenable, à partir de sites d’occurrence connue. Les résultats ont montré que la disparition de cette espèce emblématique de la biorégion du plateau néo-écossais est peu probable au cours des prochaines décennies. Des refuges climatiques possibles ont été déterminés et les résultats connexes ont été présentés dans le contexte des propriétés de conception du réseau d’aires protégées, soit la représentativité, la connectivité, le caractère adéquat, la viabilité et la résilience.Dans le présent document, nous fournissons les variables prédictives environnementales interpolées qui ont été utilisées dans les modèles sur la répartition actuelle et future de l’espèce. Les surfaces prédites à partir des forêts aléatoires et des MAG sont fournies pour les périodes actuelles et projetées (RCP4.5 et RCP8.5, de 2045 à 2065). Les résultats après l’application des outils de diagnostic axés sur l’extrapolation (calculés à l’aide du progiciel dsmextra dans R) sont fournis pour chaque modèle. Les refuges climatiques pour l’espèce déterminés dans le cadre des projections RCP4.5 pour 2045 à 2065 montrant les conditions analogiques sont également fournis. Les explications relatives aux surfaces sont présentées dans Wang, Murillo and Kenchington (2022) et dans les fichiers complémentaires.Référence :Wang S, Murillo FJ and Kenchington E (2022) Climate-Change Refugia for the Bubblegum Coral Paragorgia Arborea in the Northwest Atlantic. Front. Mar. Sci. 9:863693. doi: 10.3389/fmars.2022.863693
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