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Une analyse comparative des caractéristiques du cycle biologique et des stratégies adaptatives des espèces de phoques arctiques et subarctiques – qui remportera le défi des changements climatiques?
OBJECTIF :Il est essentiel de comprendre et de prévoir les changements dans l’aire de répartition des espèces pour assurer leur conservation dans le contexte du réchauffement climatique. La présente étude analyse les caractéristiques du cycle biologique de quatre espèces de phoques [le phoque annelé (Pusa hispida Schreber, 1775), le phoque barbu (Erignathus barbatus Pallas, 1811), le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus Erxleben, 1777) et le phoque commun (Phoca vitulina Linnaeus, 1758)] dans l’Arctique canadien à l’aide de données sur les récoltes de subsistance des Inuits. Les phoques barbus sont les plus gros, suivis des phoques du Groenland, des phoques communs et des phoques annelés. Les profils saisonniers de la profondeur de la graisse montrent une variation minimale chez les phoques barbus, tandis que les phoques communs et annelés accumulent la graisse pendant les saisons d’eaux libres et l’utilisent pendant les saisons des glaces. Les phoques endémiques de l’Arctique (annelés et barbus) ont une plus grande longévité et une croissance corporelle déterminée, atteignant leur taille maximale à 5 ans, tandis que les phoques communs et les phoques du Groenland grandissent de manière indéterminée, atteignant leur maturité physique entre 10 et 15 ans. L’âge de maturation varie; les phoques annelés et communs sont plus sensibles aux fluctuations environnementales. La plupart des phoques barbus se reproduisent avec succès chaque année, alors que les phoques annelés présentent une plus grande variabilité dans leur succès de reproduction annuel. L’analyse des lipides isoprénoïdes dans les tissus hépatiques indique que les phoques annelés et les phoques barbus dépendent de la production d’algues glaciaires, tandis que les phoques du Groenland et les phoques communs dépendent de la production de phytoplanctons en eaux libres. Les phoques barbus semblent être plus spécialisés et pourraient faire face à moins de concurrence, tandis que les phoques du Groenland peuvent mieux s’adapter aux changements d’habitat. Même si on prévoit que l’aire de répartition se déplacera vers des latitudes plus hautes, on observe des compromis chez toutes les espèces, ce qui complique les prévisions pour l’environnement arctique en évolution. DESCRIPTION :Cet ensemble contient des données rapportées par Steven H. Ferguson, Jeff W. Higdon, Brent G. Young, Stephen D. Petersen, Cody G. Carlyle, Ellen V. Lea, Caroline C. Sauvé, Doreen Kohlbach, Aaron T. Fisk, Gregory W. Thiemann, Katie R. N. Florko, Derek C. G. Muir, Charmain D. Hamilton, Magali Houde, Enooyaq Sudlovenick et David J. Yurkowski. 2024. Une analyse comparative des caractéristiques du cycle biologique et des stratégies adaptatives des espèces de phoques arctiques et subarctiques – qui remportera le défi des changements climatiques? Revue canadienne de zoologie 2024-0093.R1L’ensemble de données comprend l’espèce, le lieu, la date de récolte, le sexe, l’âge, la longueur standard, la circonférence, la profondeur de la graisse, la taille des testicules, le rang dans la portée, l’état de grossesse, les corps jaunes (n), les corps blancs (n) et les follicules (n). Il comprend des données historiques brutes, non filtrées et non traitées, fournies par les pêcheurs, qui n’ont pas été examinées pour exclure les valeurs aberrantes. Certaines données ont été converties de pouces en centimètres. Les utilisateurs doivent filtrer les données pour leur utilisation particulière.Ces données doivent être citées comme suit : Steven H. Ferguson, Jeff W. Higdon, Brent G. Young, Stephen D. Petersen, Cody G. Carlyle, Ellen V. Lea, Caroline C. Sauvé, Doreen Kohlbach, Aaron T. Fisk, Gregory W. Thiemann, Katie R. N. Florko, Derek C. G. Muir, Charmain D. Hamilton, Magali Houde, Enooyaq Sudlovenick et David J. Yurkowski. 2024. Division de la recherche aquatique dans l’Arctique, Pêches et Océans Canada, Winnipeg (Manitoba). https://open.canada.ca/data/en/dataset/ea9ff038-8b16-11ef-8cce-55cc7f028297.
Variation de la densité de phoques annelés [Pusa hispida] le long d’un gradient latitudinal des conditions de la glace de mer
OBJECTIF :Le phoque annelé (Pusa hispida) dépend de la glace de mer comme habitat tout au long de son cycle vital et il occupe une large plage latitudinale où les conditions de glace de mer varient. Comme le réchauffement climatique d’origine anthropique entraîne un déplacement de la répartition des espèces vers le pôle, il est important de comprendre comment la répartition et l’abondance des espèces varient le long des gradients latitudinaux. En utilisant le phoque annelé comme espèce modèle, les chercheurs avaient pour objectif d’estimer la densité par des relevés aériens le long d’un gradient latitudinal dans l’est de l’Arctique canadien afin d’étudier les tendances latitudinales dans le comportement du phoque annelé en réponse à la variation régionale des conditions de la glace de mer. DESCRIPTION :Le phoque annelé (Pusa hispida) dépend de la glace de mer comme habitat tout au long de son cycle vital et il occupe une large plage latitudinale où les conditions de glace de mer varient, ce qui en fait une espèce modèle pour étudier les profils de densité le long d’un gradient spatio-environnemental. Nous avons estimé la densité de phoques annelés au moyen de relevés aériens systématiques réalisés le long d’un gradient latitudinal dans l’est de l’Arctique canadien afin d’étudier les tendances latitudinales dans le comportement du phoque annelé en réponse à la variation régionale des conditions de glace de mer. Le phoque annelé présentait des densités similaires aux latitudes inférieures et intermédiaires, tandis qu’aux latitudes supérieures il affichait une densité inférieure d’un ordre de grandeur. Cette variation coïncide avec la transition des conditions de glace, qui passent d’une glace de première année prédominante aux latitudes inférieures à une glace pluriannuelle prédominante aux latitudes supérieures. Ces résultats indiquent que la variation des paysages glaciaires dans la vaste aire de répartition du phoque annelé influe sur sa densité. La modification des conditions de la glace de mer peut également avoir des conséquences sur la productivité biologique qui soutient leur régime alimentaire. Nos résultats mettent en évidence une réponse probablement non uniforme des phoques annelés à la récession de la glace de mer en cours dans l’Arctique.
Des Essences d'Arbres (2019)
Carte à haute résolution des essences d’arbres dominantes dans les écosystèmes forestiers du Canada (2019). La carte des essences d’arbres dominantes est produite au moyen d’une image composite de Landsat de 2019, de données géographiques et climatiques, de dérivés de l’altitude et de renseignements sur la phénologie dérivés de la télédétection, d’après le cadre décrit dans Hermosilla et al. (xxxx). Les modèles de classification régionale ont été produits à partir de l’inventaire forestier national du Canada, au moyen d’un système de pavés de 150 × 150 km. Les essences d’arbres dominantes correspondent aux essences auxquelles le plus grand nombre de votes est attribué par les modèles de classification en forêts d’arbres décisionnels (c’est-à-dire la classe associée à la plus forte probabilité d’appartenance à une classe). Les données représentent les essences dominantes dans les écosystèmes forestiers du Canada en 2019. Pour la composition d’images, on a retenu un intervalle d’environ 30 jours autour du 1er août pour produire les composites des meilleurs pixels allant servir comme données sources aux fins de classification.La science et les méthodes mises en place pour générer les informations présentées ici, qui suivent et caractérisent l’histoire des forêts canadiennes, ont été dirigées par le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, en partenariat avec l’Université de la Colombie-Britannique, et ont été renforcées par la capacité de traitement de l’Alliance de recherche numérique du Canada.Un aperçu des données utilisées ainsi que du traitement des images et des méthodes appliquées est présenté dans Hermosilla et al. (2022) https://doi.org/10.1016/j.rse.2022.113276, de même que des renseignements sur l’évaluation indépendante de l’exactitude des données.Lorsque vous utilisez ces données, veuillez en citer la source comme suit :Hermosilla, T., Bastyr, A., Coops, N.C., White, J.C., Wulder, M.A., 2022. Mapping the presence and distribution of tree species in Canada’s forested ecosystems. Remote Sensing of Environment 282, 113276.
Relevé Scientifique de Maquereau Bleu (Scomber scombrus) du Contingent Nord
Depuis 1979, Pêches et Océans Canada réalise presque chaque année des relevés d’œufs de maquereau dans le sud du Golfe du Saint-Laurent en utilisant une méthodologie standardisée. Ce relevé a généralement lieu sur une période d’environ 10 jours en juin et vise à quantifier les œufs de maquereau, contribuant ainsi à l’évaluation de stock du contingent nord. L’échantillonnage est effectué à 66 stations fixes disposées selon une grille prédéfinie (voir l’image incluse pour la position et les noms des stations). D’autres stations — suivant la même méthodologie d’échantillonnage — ont également été échantillonnées dans le sud-ouest de Terre-Neuve et au sud de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que dans d’autres régions.Le relevé du maquereau est souvent coordonné avec le Programme de Monitorage de la Zone Atlantique (PMZA) pour la région du Québec, qui a lieu à la même période en utilisant le même navire de recherche et de l’équipement similaire. Bien que ces deux relevés soient distincts, ils sont organisés de manière complémentaire.À chaque station, un filet Bongo de 61 cm (avec mailles de 333 µm) est remorqué selon un profil en dents de scie dans les 50 premiers mètres de la colonne d’eau. Chaque trait dure environ 10 minutes à une vitesse d’environ 2,5 nœuds. Ces traits ciblent les œufs et les larves de maquereau, mais capturent d’autre espèces et stade de plancton. L’identification taxonomique et la classification des stades de développement des échantillons sont ensuite effectuées en laboratoire. Le nombre de taxon dénombré varie d’une année de relevé à l’autre, en fonction des nouvelles espèces rencontrées et identifiées. Les stades de développement des œufs (I à V) sont dénombrés uniquement pour le maquereau.Ce jeu de données comprend les enregistrements de toutes les espèces d’ichtyoplancton échantillonnées pendant le relevé. Il contient des informations pour chaque station d’échantillonnage, incluant les spécifications de l’équipement, les identifications d’espèces et les stades développement. Chaque combinaison unique de NOM_STATION_COLLECTEUR, ID_EVENEMENT_COLLECTEUR, DATE_DEBUT, LAT_DEBUT et LON_DEBUT représente un événement d’échantillonnage, et toutes les lignes partageant cette combinaison correspondent aux échantillons individuels collectés lors de cet événement.Le jeu de données couvre la période de 1983 à 2024 et est mis à jour annuellement à mesure que de nouvelles données deviennent disponibles. Il est important de noter qu’avant 2023, presque toutes les espèces étaient systématiquement dénombrées, à l’exception de quelques cas où seule la présence était enregistrée. Cependant, depuis 2023, la collecte de données s’est limitée à la présence/absence pour toutes les espèces, sauf pour les larves de capelan, les larves de hareng et les œufs et larves de maquereau, qui continuent d’être dénombrés.Remarque – Utilisation des données brutes avec précaution – veuillez contacter l’auteure en cas de questions.Les méthodes de traitement des données utilisées pour l’évaluation du stock sont décrites en détail dans la publication suivante :Lehoux, C., Van Beveren, E., et Plourde, S. 2024. Résultats des relevés d’oeufs de maquereau (Scomber scombrus L.) dans le sud du golfe Saint-Laurent de 1979 à 2022. Secr. can. des avis sci. du MPO. Doc. de rech. 2024/037. v + 49 p.https://www.dfo-mpo.gc.ca/csas-sccs/Publications/ResDocs-DocRech/2024/2024_037-fra.html
Espèces prioritaires pour les espèces en péril
Cet ensemble de données présente les aires de répartition géographiques canadiens des espèces prioritaires déterminées dans l’Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada (l’« Approche pancanadienne »). Ces espèces comprennent le Caribou de la toundra (y compris le Caribou de Dolphin-et-Union); le Tétras des armoises; le Caribou de Peary; le Bison des bois; le Caribou des bois, population boréale (« Caribou boréal »); le Caribou des bois, Population des montagnes du Sud (« Caribou des montagnes du Sud »). Les espèces prioritaires ont été sélectionnées selon plusieurs critères et considérations, en collaboration avec des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux. Ces critères incluent notamment le rôle écologique sur une échelle régionale et nationale, leur cote de conservation et la possibilité d’obtenir des résultats en matière de conservation, leur valeur sociale et culturelle (en particulier pour les peuples autochtones) et les occasions de leadership et de partenariat qu’elles présentent. L’obtention de résultats en matière de conservation pour les espèces prioritaires ciblées peut avoir des avantages communs importants pour d’autres espèces en péril, et les espèces sauvages en général. Pour de plus amples renseignements sur l’Approche pancanadienne et les espèces prioritaires, consultez le site Web suivant : https://www.canada.ca/fr/services/environnement/faune-flore-especes/especes-peril/approche-pancanadienne.html#toc2.Cet ensemble de données comprend : 1) la répartition du Caribou boréale (voir https://registre-especes.canada.ca/index-fr.html#/consultations/2253); 2) les populations locales du Caribou des montagnes du Sud (voir https://registre-especes.canada.ca/index-fr.html#/consultations/1309); 3) la répartition du Tétras des armoises (voir https://registre-especes.canada.ca/index-fr.html#/consultations/1458); 4) les populations locales du Caribou de Peary (voir https://registre-especes.canada.ca/index-fr.html#/consultations/3657); 5) la répartition du Caribou de la toundra (voir https://www.maps.geomatics.gov.nt.ca/Html5Viewer/index.html?viewer=NWT_SHV anglais seulement); 6) la répartition du Caribou de la toundra, Population de Dolphin-et-Union (voir https://www.maps.geomatics.gov.nt.ca/Html5Viewer/index.html?viewer=NWT_SHV anglais seulement); 7) la répartition du Bison des bois (voir https://registre-especes.canada.ca/index-fr.html#/consultations/2914).
Essences d'Arbres (1984-2022)
Dans cet ensemble de données, nous présentons, pour chaque année entre 1984 et 2022, des cartes des essences d'arbres dominantes (également appelées principales essences d'arbres) dans l'ensemble des 650 millions d'hectares d'écosystèmes forestiers du Canada à l'aide d'une série temporelle d'images Landsat à une résolution spatiale de 30 m. Il a été développé dans le cadre du Système national de surveillance des écosystèmes terrestres (NTEMS) du Canada. Les classifications sont fondées sur un modèle de forêts aléatoires représentatif à l'échelle régionale qui utilise des échantillons d'apprentissage locaux provenant de l'Inventaire forestier national du Canada (Hermosilla et al., 2024). Les mesures descriptives fournissent des renseignements sur les caractéristiques spectrales, géographiques, climatiques et topographiques. Pour améliorer la cohérence temporelle de la transition entre les essences d'arbres d'une année à l'autre, les classifications annuelles initiales des essences d'arbres ont fait l'objet d'un processus de post classification de série temporelle à l'aide d'un modèle de Markov caché soumis à la procédure forward backward. L'évaluation des cartes annuelles des essences à l'aide de données de validation indépendantes indique une précision globale de 86,1 ± 0,14 % (intervalle de confiance à 95 %). Ces données permettent d'effectuer une comparaison cohérente des tendances et des taux de variation de la composition en essences d'arbres à l'échelle nationale et entre les régions grâce à une résolution spatiale, à une approche analytique et à un cadre temporel communs.Hermosilla, T., Wulder, M.A., White, J.C., Coops, N.C., Bater, C.W., Hobart, G.W., 2024. Characterizing long-term tree species dynamics in Canada's forested ecosystems using annual time series remote sensing data. Forest Ecology and Management, 122313. https://doi.org/10.1016/j.foreco.2024.122313 (Hermosilla et al. 2024).
Base de données du programme sur les espèces aquatiques envahissantes des Grand Lacs
La base de données sur les espèces aquatiques envahissantes des Grand Lacs est une compilation de données sur les communautés de poissons et les habitats provenant des efforts de surveillance de détection précoce du Programme des espèces aquatiques envahissantes et du Programme de carpes envahissantes de MPO dans les eaux canadiennes du bassin des Grands Lacs. Les données comprennent : le site d’échantillonnage, la date, le nombre de poissons, les espèces de poissons et les informations connexes sur l’habitat. Les détails spécifiques au projet, les objectifs, et les méthodes sont souvent présentés dans les rapports canadiens des sciences halieutiques et les sciences océaniques de MPO.
Paramètres de la diversité communautaire et de la biomasse du poisson démersal (de fond) dans les biorégions des plateaux Nord et Sud
DescriptionPour préserver la biodiversité marine, il faut comprendre l’influence conjointe des changements environnementaux constants et des pressions exercées par la pêche. Pour relever ce défi, il faut mener des analyses et une surveillance rigoureuses de la biodiversité qui tiennent compte des facteurs de changement potentiels. Ici, nous nous demandons comment la biodiversité des poissons démersaux dans les eaux canadiennes du Pacifique a changé depuis 2003 et évaluons dans quelle mesure ces changements peuvent être expliqués par les changements environnementaux et la pêche commerciale. À l’aide d’un modèle spatiotemporel multispécifique fondé sur les données indépendantes des pêches, nous constatons que la densité des espèces (nombre d’espèces par zone) et la biomasse communautaire ont augmenté durant cette période. Les changements environnementaux survenus durant cette période ont été associés aux fluctuations temporelles de la biomasse des espèces et de la communauté en général. Toutefois, les changements environnementaux étaient moins associés aux changements dans la présence des espèces. Par conséquent, les augmentations estimées de la densité des espèces ne seront probablement pas attribuables aux changements environnementaux. Nos résultats correspondent plutôt au rétablissement continu de la communauté des poissons démersaux attribuable à une réduction de l’intensité de la pêche commerciale par rapport aux niveaux historiques. Ces résultats donnent des renseignements clés sur les facteurs du changement de la biodiversité qui peuvent éclairer la gestion axée sur les écosystèmes.Les couches montrées représentent trois paramètres communautaires : 1) la densité des espèces (c.-à-d. richesse spécifique), 2) la diversité de Hill-Shannon et 3) la biomasse communautaire. Toutes les couches sont fournies à une résolution de 3 km dans le domaine d’étude pour la période s’échelonnant de 2003 à 2019. Pour chaque paramètre, nous présentons des couches pour trois statistiques sommaires, soit 1) la valeur moyenne de chaque cellule de grille sur la plage temporelle, 2) la probabilité que la cellule de grille soit un point chaud pour ce paramètre et 3) le coefficient de variation temporel (c.-à-d. écart-type/moyenne) pour toutes les années.Méthodes :L’analyse qui a produit ces couches est présentée dans Thompson et al., 2022. L’analyse s’appuie sur les données des relevés synoptiques au chalut de fond des poissons démersaux dans le bassin Reine-Charlotte, le détroit d’Hécate, la côte ouest de l’île de Vancouver et la côte ouest d’Haida Gwaii. Ces relevés ont été effectués de 2003 à 2019. Les espèces de poissons cartilagineux et osseux capturées indiquées dans les relevés des poissons de fond du MPO qui étaient présentes dans au moins 15 % de tous les chaluts de la plage de profondeurs dans laquelle elles étaient capturées ont été incluses. Cette plage de profondeurs était définie comme comprenant 95 % de tous les chaluts dans lesquels ces espèces étaient présentes. L’ensemble de données final utilisé dans notre analyse comprenait 57 espèces (tableau S1 du rapport).La dynamique spatiotemporelle de la communauté des poissons démersaux a été modélisée à l’aide du cadre et du progiciel de modélisation hiérarchique des communautés d’espèces (HMSC) (Tikhonov et al., 2021) dans R. Ce cadre utilise l’inférence bayésienne pour rajuster un modèle mixte hiérarchique généralisé multivariable. Nous avons modélisé la dynamique communautaire au moyen d’un modèle à obstacles qui comprend deux sous-modèles : un modèle présence-absence et un modèle de biomasse conditionnel à la présence. Notre liste de covariables environnementales comprenait la profondeur du fond, l’indice de position bathymétrique (BPI), la vitesse moyenne des marées estivales, la turbidité du substrat, la roccosité du substrat, la question à savoir si le chalut se trouvait à l’intérieur ou à l’extérieur de l’empreinte de chalutage fondée sur l’écosystème, et la région du relevé, l’écart de température moyen près du fond en été, l’écart de l’oxygène dissous moyen près du fond en été, les vitesses moyennes du courant entre les rives et le long de la rive près du fond océanique en été, la production primaire intégrée moyenne à la profondeur en été et l’effort de pêche commerciale à l’échelle locale.Des couches sont présentées pour trois paramètres relatifs aux communautés. Tous les paramètres doivent être interprétés comme représentant la valeur à laquelle on s’attendrait dans la prise d’un trait moyen dans les relevés synoptiques au chalut de fond des poissons démersaux effectués dans une cellule de grille de 3 km donnée. La densité des espèces (parfois appelée richesse spécifique) doit être interprétée étant comme le nombre des 57 espèces qui seraient prises dans un chalut. La diversité de Hill-Shannon est une mesure de la diversité qui accorde une plus grande importance aux communautés où la biomasse est répartie également entre les espèces. La biomasse communautaire est la biomasse totale des 57 espèces qui devrait être capturée par kilomètre carré dans un trait moyen. Sources de données :Les données de recherche ont été fournies par l’Unité des données sur le poisson de fond de la direction des sciences du Pacifique pour les relevés de recherche de la base de données GFBio entre 2003 et 2019 qui ont été effectués dans quatre régions: le bassin Reine-Charlotte, le détroit d'Hécate, la côte ouest de l’île de Vancouver et la côte ouest d’Haida Gwaii. Notre analyse exclut les espèces qui sont rarement prises dans les chaluts de recherche; nos estimations n’incluraient donc pas l’occurrence ou la biomasse de ces espèces rares.Les données sur la pêche commerciale ont été consultées au moyen d’un script R du MPO détaillé à https://github.com/pbs-assess/gfdata. L’effort local de pêche commerciale a été calculé à partir de ces données.Les couches de substrat ont été obtenues à partir d’un modèle de substrat (Gregr et al., 2021).Les couches océanographiques (température au fond, oxygène dissous, vitesses de marée et de circulation, production primaire) ont été obtenues à partir d’une simulation rétrospective du modèle de la marge continentale de la Colombie-Britannique (Peña et al., 2019).Incertitudes :Il est possible que les espèces qui ne sont pas bien échantillonnées par les relevés au chalut ne soient pas estimées avec exactitude par notre modèle. Le modèle ne comprenait pas d’effets aléatoires spatiotemporels, ce qui sous-estime probablement la variabilité spatiotemporelle dans la région. Il importe également de souligner l’incertitude des covariables et du modèle. Les estimations des points chauds donnent une mesure de l’incertitude/la certitude du modèle.
Changements prévus dans le potentiel de croissance, la survie des œufs et la qualité de l’habitat thermique pour les espèces de morue dans l’Atlantique Nord-Ouest et l’est de l’Arctique canadien
La morue arctique (Boreogadus saida), la morue franche (Gadus morhua) et la morue du Groenland (Gadus macrocephalus) sont des espèces de gadidés très importantes sur le plan écologique et socio-économique dans l'Atlantique Nord-Ouest. Toutefois, on ne sait pas exactement de quelle façon les changements d’origine climatique dans la température des océans pourraient modifier la répartition de ces espèces d’ici la fin du siècle (2100). Nous avons utilisé des modèles de répartition des espèces basés sur la physiologie pour prédire de quelle façon le réchauffement des océans influencera la disponibilité d’habitats appropriés pour les premiers stades biologiques de ces gadidés marins. Nous avons appliqué les projections de la température des océans de la phase 5 du Projet d’intercomparaison des modèles couplés (CMIP5) aux modèles de survie des œufs et de croissance des juvéniles pour la morue arctique, la morue franche et la morue du Groenland afin de créer des surfaces matricielles de la qualité prévue de l’habitat pour ces paramètres sur quatre périodes climatologiques (de 1981 à 2005, de 2026 à 2050, de 2051 à 2075 et de 2076 à 2100). L’analyse s’est concentrée sur les changements prévus de la température dans les zones du plateau océanique où la profondeur de l’océan est inférieure ou égale à 400 mètres. Nous avons créé un indice intégré de qualité de l’habitat en combinant les surfaces matricielles de la qualité de l’habitat pour la survie des œufs et le potentiel de croissance afin de prédire les zones et les périodes où les conditions thermiques sont appropriées pour les deux stades biologiques. Les surfaces matricielles qui en résultent indiquent que l’habitat thermique approprié pour les juvéniles des trois espèces se déplacera vers le pôle, mais l’ampleur du déplacement et la superficie globale de l’habitat thermique approprié restant différeront selon les espèces et les stades biologiques au fil du temps. Les surfaces modélisées sont fournies en format NetCDF par paramètre (survie des œufs, potentiel de croissance et qualité de l’habitat). Les surfaces de données pour la morue arctique, la morue franche et la morue du Groenland sont comprises dans chaque fichier NetCDF en tant que variables dans le temps. Il convient de noter que dans le cadre de cette étude, nous faisons référence à Gadus macrocephalus/ogac en tant que morue du Groenland, car Gadus ogac est considéré comme un synonyme récent de Gadus macrocephalus (Carr et al. 1999). Pour de plus amples renseignements sur les méthodes et les résultats de cette analyse, voir Cote et al. (2021).Références :Carr, S. M., Kivlichan, D. S., Pepin, P., & Crutcher, D. C. (1999). Molecular systematics of gadid fishes: implications for the biogeographic origins of Pacific species. Canadian Journal of Zoology, 77(1), 19–26. https://doi.org/10.1139/cjz-77-1-19Cote, D., Konecny, C. A., Seiden, J., Hauser, T., Kristiansen, T., & Laurel, B. J. (2021). Forecasted shifts in thermal habitat for cod species in the northwest Atlantic and eastern Canadian Arctic. Frontiers in Marine Science, 8(November), 1–15. https://doi.org/10.3389/fmars.2021.764072
Unités de conservation, sites et état du saumon quinnat (Oncorhynchus tshawytscha) du sud de la Colombie-Britannique
Unités de conservation (UC) : Une UC s'entend d'un groupe de saumon sauvage suffisamment isolé des autres groupes pour que, s'il venait à disparaître, il soit très peu probable qu'il puisse se rétablir naturellement dans un délai acceptable, p. ex. la durée de vie d'un être humain ou un nombre précis de générations de saumon.Holtby et Ciruna (2007) ont fourni un cadre pour l’aggrégat des cinq espèces de saumon (genre Oncorhynchus) trouvées sur la côte canadienne du Pacifique dans les unités de conservation propres aux espèces en fonction de trois principales caractéristiques : écotypologie, cycle biologique et génétique. La première étape de la description des unités de conservation repose uniquement sur l’écologie. Les écotypologies utilisées dans ce cadre incluent une caractérisation combinée d’environnements marins d’eau douce et d’eaux à proximité du littoral, dits « zone adaptative conjointe ». Dans la deuxième étape, nous utilisons le cycle biologique, la génétique moléculaire et d’autres caractérisations écologiques pour regrouper ou séparer les unités de la première étape en unités de conservation sous leur forme finale. Il en résulte des unités de conservation qui sont décrites au moyen de l’application commune des trois axes. Il est important de souligner que les unités de conservation se distinguent des autres agrégats du saumon du Pacifique, telles que les unités désignables (UD) en vertu de la Loi sur les espèces en péril ou les zones de gestion.Sites de dénombrement des unités de conservation :Les données d’énumération de reproducteurs de saumons dans la région du Pacifique sont stockées et gérées dans le nouveau système de données sur les remontes de saumon (NuSDRS). Le terme « remontes » est utilisé pour faire référence au groupe de saumons matures qui ont échappé des diverses sources d’exploitation et sont retournés à l’eau douce pour frayer et se reproduire. Ces données sont assignées à un « site de dénombrement », qui peut être un cours d’eau complet avec un terminal portuaire, un affluent d’un plus grand cours d’eau ou une portée définie dans un cours d’eau qui peut englober ou non la population en entier, mais représente un indice de l’abondance de cette population. État des unités de conservation :Les unités de conservation forment l’unité de base pour l’évaluation en vertu de la politique canadienne pour la conservation de la politique concernant le saumon sauvage (PSS) (MPO 2005). L’état biologique d’une unité de conservation est évalué à partir d’un nombre de paramètres (Holt et al. 2009; Holt 2009), qui indiquent une zone d’état de la PSP. Rouge (mauvais état), ambre (état marginal) ou vert (état sain). Une étape finale comprend tous les paramètres et les renseignements sur l’état dans un état intégré final pour chaque unité de conservation, ainsi qu’un commentaire d’expert pour appuyer la détermination de l’état final (p. e.x., MPO 2012; MPO 2016). Ces renseignements servent d’intrants pour les processus de gestion des pêches afin d’aider à prioriser les activités d’évaluation et les mesures de gestion.Remarque : Les limites des UC ont été examinées en 2020-2021 et ont été mises à jour de l’échelle 1:50 000 à l’échelle 1:20 000 de l’Atlas des eaux douces de la Colombie Britannique. Les limites des UC ont été mises à jour pour la dernière fois en Mars 2023. Veuillez noter que les unités de conservation peuvent être examinées et faire l’objet de modifications sans préavis.Veuillez vous référer aux Demandes d'examen d'unités de conservation - Formulaire et résumé pour une liste des demandes d'examen d'unités de conservation qui sont en cours ou qui ont été finalisées.
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